Quand Pâques approche, rien n’égaye la maison comme une viande qui confit doucement au four. L’odeur du romarin, la douceur du miel et le citron qui relève la sauce : tout se mêle pour créer un plat familial que l’on partage encore chaud. Voici une recette simple et rassurante pour un agneau de Pâques fondant et parfumé.
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Pourquoi choisir l’épaule pour ce plat ?
L’épaule d’agneau aime le temps long. Elle garde sa jutosité et devient tellement tendre qu’elle s’effiloche à la fourchette. Contrairement au gigot, elle tolère très bien une cuisson douce et prolongée.
Le persillé de l’épaule apporte un goût profond et une texture soyeuse. En la confisant, vous obtenez une viande qui garde du caractère tout en restant moelleuse, parfaite pour une grande tablée.
Ingrédients
Pour l’agneau confit
- 1 épaule d’agneau de 1,8 à 2,2 kg
- 3 cuillères à soupe de miel
- 3 à 4 branches de romarin
- 6 gousses d’ail
- 1 citron (zeste fin et jus)
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 2 cuillères à café de sel fin
- 1 cuillère à café de poivre noir
- 250 ml de bouillon (ou d’eau)
- 150 ml de vin blanc sec (optionnel)
Pour l’accompagnement
- 1,2 kg de pommes de terre grenaille
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive (ou graisse de canard)
- 1 à 2 branches de romarin supplémentaires (optionnel)
- 2 gousses d’ail en plus (optionnel)
- Sel, poivre
Préparation pas à pas
- Préchauffez le four à 150 °C. Mélangez le miel, l’huile d’olive, le zeste et le jus de citron. Ajoutez l’ail écrasé et les aiguilles de romarin hachées. Salez et poivrez dans la marinade pour que l’assaisonnement s’accroche bien.
- Posez l’épaule dans une cocotte ou un plat à four. Massez la viande avec la marinade sur toutes ses faces. Glissez quelques gousses d’ail entières et des branches de romarin autour de l’épaule pour infuser.
- Versez le bouillon et le vin blanc au fond du plat. Couvrez hermétiquement (couvercle ou papier cuisson + aluminium). Enfournez pour 3 h 30 à 4 h. Arrosez le jus toutes les 45 minutes pour garder la viande humide et concentrer les saveurs.
- Au bout de 2 h 30, ajoutez les pommes de terre grenaille lavées et séchées. Mélangez-les avec 2 cuillères à soupe d’huile, sel et poivre. Laissez-les rôtir dans le jus de cuisson en les remuant une ou deux fois.
- Pour obtenir une belle caramélisation, découvrez le plat 20 minutes avant la fin et montez le four à 200 °C. La peau doit dorer sans brûler le miel. Sortez ensuite la viande, couvrez légèrement et laissez reposer 15 minutes pour que les jus se stabilisent.
Les gestes qui changent tout
L’arrosage régulier concentre la sauce et garde la viande fondante. Un retournement à mi-cuisson répartit mieux les parfums. Si le fond accroche, ajoutez un peu d’eau chaude pour déglacer proprement.
La découverte finale donne du croquant et une légère caramélisation. Le repos après cuisson rend la découpe plus facile et empêche le jus de se perdre.
Variantes et suggestions
Ajoutez un peu de thym au romarin pour une touche herbacée plus douce. Un zeste d’orange remplace le citron pour une note solaire. Une pointe de cumin ou de cannelle offre un parfum oriental, à condition de rester léger pour ne pas étouffer le miel.
Pour les légumes, pensez aux carottes nouvelles rôties, au fenouil ou aux asperges selon le marché. Une salade citronnée apporte une fraîcheur bienvenue en fin de repas.
Service et finition
Servez l’épaule entière pour l’effet visuel ou effilochez-la en gros morceaux pour un service convivial. Récupérez le jus, retirez l’excès de gras et faites-le réduire quelques minutes. Ajoutez un trait de citron si la sauce paraît trop douce.
Disposez les pommes de terre grenaille autour et parsemez de romarin frais. Un bon pain rustique devient l’allié parfait pour saucer chaque assiette.


